LES GARDIENS

Créée lors de la « Nuit des Musées 2018 » à l’Écomusée de l’Avesnois (EPCC) de la ville Fourmies, en collaboration avec la direction de l’Écomusée à l’occasion de l’exposition « AT WORK 3 ».

La proposition est de susciter un « temps fort », en brisant la frontière invisible qui sépare le public des œuvres exposées.

En détournant la fonction des silencieux gardiens de musées, nos « gardiens » deviennent médiateurs, vecteurs de dialogue entre l’œuvre silencieuse et le public avide d’échanges.

LES GARDIENS – SYNOPSIS

A heure dite, les GARDIENS viennent prendre leur poste très discrètement, et par leur simple présence, modifient la réalité attendue d’un musée. Chacun s’installe près de l’œuvre qu’il doit surveiller. Ils ont avec eux un petit sac, contenant tout le nécessaire pour accomplir leur tâche. Une montre qui sonne tous les quarts d’heure pour leur indiquer ce qu’ils doivent faire, un carnet de bord, de la lecture, de quoi boire, de quoi manger, un sifflet pour les contrevenants, un yoyo, une pelote de laine et des aiguilles… Parce que « Gardien, c’est bien », « oui, mais c’est long ! »

Attentifs et vigilants, ils tentent de maintenir l’ordre dans les salles, mais se laissent facilement aller à la discussion. Ce n’est pas de leur faute, ils sont tellement incongrus, qu’ils attirent à eux le public, et leurs questions.

De ces échanges naissent toutes sortes de situations, de discussions, qui trouvent toujours un écho avec l’œuvre gardée. Chacun repart ensuite, riche de cette rencontre : qui continue sa visite, qui continue de garder.

« Qu’est-ce-que vous faites madame ?

  • Je suis gardien.
  • Ah oui ? Et vous gardez quoi ?
  • Là ? Je garde l’Avenir. »

LES GARDIENS – LA NOTE D’INTENTION

On pénètre dans un musée pour être questionné, ému, horrifié, touché par le discours des œuvres, pour interroger la société et la place de l’art dans celle-ci. C’est ce que symbolise le musée, un espace de rencontres, de lien possible pour rendre la culture accessible à tous. Il s’agit donc de rendre au citoyen son pouvoir d’action en lui présentant l’art comme un moyen de dialogue, un espace de liberté, de poésie et de solidarité.

Pour créer cet espace de questionnement, il faut toutefois faire disparaître les frontières entre le public et l’œuvre artistique, tisser de nouveaux liens entre eux afin de rendre le propos de l’artiste accessible. En changeant l’expérience muséale des visiteurs, qu’ils soient néophytes ou avertis, on crée une médiation qui ne se substitue pas à la rencontre artistique, mais la prépare au mieux.

C’est ce que LA BARAQUE LIBERTE, au travers de sa proposition, souhaite créer.

L’ambition de la compagnie est, par ses créations, de développer le goût à l’éducation artistique, développer la curiosité du public et l’échange qui peut en découler.

Gardien : Personne ou institution apte à maintenir, à préserver quelque chose.

Nos « gardiens » sont clownesques, décalés, naïfs et humains. Ils dédramatisent l’accès à la culture, pour rendre sensible l’œuvre et son propos. En agissant comme un trait d’union, ils créent un espace de dialogue entre l’artiste et le public.

GALERIE PHOTOS – « Nuit des Musées 2018 » à l’Écomusée de l’Avesnois