A PEUR

en cours de dessins et de recherches de partenaires


« En tant que metteur en scène, je revendique le droit à ne me soumettre à aucune catégorie de genre.
Avec ma propre grammaire et mon propre langage je veux ouvrir ma propre voie pour raconter l’espace et les êtres.
C’est le « théâtre qui décide » et pour A PEUR, j’aurai besoin du théâtre, pour sa force et sa dramaturgie, du clown, pour son éternité et une intimité, du cirque, pour pouvoir dessiner au plus haut.
Pour mettre à jour la joie, le bonheur, la peine, l’espoir, le deuil, l’enthousiasme ou le désespoir.

En tant que femme,
Je ressens une fragilité aujourd’hui,
Celle de n’avoir pensé qu’à une chose :
La défense des libertés individuelles
Quand il aurait fallu penser tout à la fois :
Car il y a encore beaucoup à faire pour l’Égalité des femmes dans notre société. »

A PEUR
C’est l’histoire d’Elle
ou d’une autre Elle
ou de toutes les Elles.
Elle a peur,
Elle ne peut toujours pas, en 2018, se fier à la justice,

pour dénoncer les violences qu’elle a subi.

À la violence de nos réalités et de notre quotidien, je veux opposer le merveilleux, comme acte de résistance. Et user de tous les possibles dans mon écriture. Car pour faire bouger les lignes il suffit parfois seulement de se déplacer un peu et d’engager un mouvement. »

Caroline Panzera, metteur en scène.

A PEUR
Un spectacle tout public,
De cirque et de théâtre : au sens du mouvement imaginaire ou projeté, pour s’évader.

Le Théâtre :
C’est l’art de l’autre

Le Clown :
Le clown est un être autonome
et qui est déjà présent en nous.
Le clown est à la fois totalement nous
Même et totalement (un) autre.
Il est cette partie de nous à la fois la plus
Originale et la plus universelle, la plus personnelle et la plus mythique, la plus intime et la plus spectaculaire, la plus quotidienne et la plus éternelle.

L’Acrobate :
Du grec ancien ἀκροβάτης, akrobátês
(« qui marche sur la pointe des pieds»

de ἄκρος, ákros « au plus haut, à l’extrémité »)
et βαίνω, baínô (« marcher »).

A PEUR
Elle a peur.
Elle ne peut plus sortir de chez elle.
Dans son appartement ultra sécurisée
elle se fait livrer le journal, elle écoute les nouvelles du monde extérieur…
À sa table de travail elle refabrique les nouvelles,
en découpant et scotchant les mots du journal dans un autre ordre pour refaire « sa Une ».
On sonne à la porte
l’alarme se déclenche
un livreur perdu?
Il insiste
Elle met en place son système anti-intrusion
Il est entré dans le sas, la lumière s’éteint,
elle le ligote, enfin, elle l’enroule complètement à l’aide d’un rouleau de scotch, et le hisse au plafond,
il disparaît dans le noir des hauteurs invisibles

De là surgit le merveilleux.