BOUC DE LÀ ! – Création 2015/2016 –

« Tout groupe humain, toute société, toute culture se pense et se vit comme la civilisation dont il faut maintenir l’identité et assurer la permanence contre les corruptions du dehors et les pressions internes, mais chacune est aussi confrontée au problème de l’altérité, dans la variété de ses formes : depuis la mort, l’Autre absolu, jusqu’à ces altérations qui, continument, se produisent dans le corps social avec le flux de générations, en faisant leur place aussi aux nécessaires contacts, aux échanges avec l’étranger, dont aucune cité ne peut se passer. » Jean – Pierre Vernant

Création 2016  pour l’Espace Public 

Écriture : Marie Cosnay aux voix et aux choeurs, portée par le souffle de Caroline Panzera

Mise en scène : Caroline Panzera

Scénographie: Vincent Lefevre

Musique live et l’environnement sonore: Mathieu Boccaren

Victor Arancio aux lumières  | Sara Bartesaghi Gallo aux costumes / sur la base de collectes de témoignages recueillis par : Laure Barbizet et Anne-Marie Chémali au COMEDE (comité de soins pour les exilés), par Marie Cosnay et Caroline Panzera en France et en Grêce/ collaboration artistique: Lauren Houda Hussein /

avec : Charlotte Andres, Vincent Lefevre, Sheila Maeda, Manga Ndjomo, Raouf Raïs, Patrice Riera et Harold Savary

 

Grâce au soutien :

Du Comité de soins pour les exilés, le COMEDE
Du Théâtre du Soleil, Cartoucherie

de L’ADAMI
De La Compagnie Les Lorialets
Du Musée national de l’immigration, Palais de la Porte Dorée
Du Théâtre de l’Aquarium, Cartoucherie
De L’Espace Périphérique/Parc de la Villette
Du Festival Les Féron’arts
Du Festival Migrant’scène 2015
De la DRAC Îlle de France

De la Ville de Paris
De La Spedidam
De la région Île de France

 

Une nuit, en Europe, devant une porte, celle d’un centre d’hébergement ?

Ou celle de l’Europe tout simplement !

Des hommes et des femmes attendent de savoir s’ils pourront entrer. Certains entrent, d’autres devront passer la nuit dehors.

À la rue : Galina, Mère bouc, femme au parapluie, a de petites ailes sur les pieds, si on regarde bien ce sont les pages arrachées d’un livre, elle est Russe et aime la littérature française.

À la rue : Marthe, congolaise, muette, dont on entend les pensées intérieures, a une petite valise, elle est seule, attend, s’endort. Surgissent alors les cauchemars : d’autres figures, celles de notre société civile, déformées, géantes.

À la rue : Maria, jeune femme, qui fuit la crise de son Espagne qui cherche un ailleurs, un travail, un recommencement, un souffle, qui hurle à cette Europe qu’elle ne la reconnait plus.

 

Une forme poétique qui raconte la déshumanisation de notre société, qui raconte « ces enfants dévorés par notre mer d’indifférence » et l’inefficacité de la gestion mondiale des problématiques migratoires.
Un spectacle tout public.

Nous reposons tout haut la question, celle que les hommes de couloirs instillent dans tous les esprits : «  ÇA FAIT PAS TROP DE MONDE ? »

Dispositif bi frontal 25 m X 8 m
+ Perspective de la rue
 
– 12 lampadaires sonorisés
– comédiens sonorisés
– 1 porte travelling
– 12 barrières Vauban
– 1 bouche d’aération avec soufflerie

 
L’espace sonore est contrôlé en live par le musicien de manière dynamique et interactive, avec un contrôle de la position de chacune des sources.